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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:56

2/ Du harcèlement tu subiras

Muni de mon billet,  j’entre dans l’avion et il me vient une idée saugrenue : je vais compter toutes les interruptions sonores entre l’entrée et la sortie de l’avion. Consignes de sécurité, publicités diverses. Vous allez comprendre ce que harcèlement veut dire.

Le résultat est visible dans la frise chronologique ci-dessous. Document inédit à ma connaissance ! Vous verrez d’autant mieux que vous avez un écran large. Je vous invite à cliquer sur la miniature ci-dessous afin de mieux voir les nuances.

Ryanair

Plus longue période sans qu’il ait d’interruptions : 11 minutes ! (et encore, je ne compte pas les « bips » divers).

 

3/ Une réglementation kafkaïenne tu subiras

La compagnie a encore plus d’un tour dans son sac pour obtenir vos deniers. Technique de ninja en deux temps :

1/ Mettez en place une réglementation plus stricte que l’entendement et surtout, plus stricte que les autres compagnies.

2/ Taxez fortement ceux qui ne la respecteraient pas. Oubli de faire le « check-in » avant de venir ? £20 ! Non respect des 10kg pour le bagage à main ? Vous n’entrez pas dans l’avion ou alors sans votre valise. Un poster dépasse de votre valise, qui dépasse alors les limites de taille réglementaires ? Pas d’avion non plus. Et ainsi de suite.

Signalons par ailleurs que Ryanair (tout comme Easy-Jet ou même la SNCF) met particulièrement peu d’entrain à respecter diverses règles visant à faciliter l’accès de l’avion à des passagers « hors-norme ». Les personnes handicapées, les collectivités territoriales, les partisans d’un capitalisme moral (qui voudraient d’un monde où les paradis fiscaux n’existeraient pas), les autorités de la concurrence pourraient témoigner du manque de savoir-vivre de la compagnie irlandaise.

 

4/ Via tes impôts ton billet tu payeras

Dernier étage de la fusée, et non le moindre, pour proposer des allers-retours de la France au Royaume-Uni à £20, Ryanair est passé maître dans la récupération de subventions publiques, et accessoirement dans l’emploi de sociétés basées dans des paradis fiscaux. Concernant ce point, je ne vais pas paraphraser cet instructif reportage d’Enrico Porsia.

C’est ici :

http://vimeo.com/32588122

Une entreprise, dont le modèle économique est largement vanté dans les cercles libéraux, qui fonctionne en fait en grande partie grâce à des subventions publiques, avouez que ça valait bien une petite explication !

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 15:42

Repartons à l’aventure ! Nos dernières péripéties nous avaient mené du côté de Rennes et s’étaient avérées fort distrayantes et instructives (cf. Le voyage polycentro-merdique). Dans ce post, ce n’est pas la destination qui nous intéresse mais le moyen de transport. Ou, comment les compagnies aériennes low-cost permettent de faire un aller-retour à l’étranger pour moins cher qu’un restaurant pas étoilé ? La réponse tient en quatre maître-mots : harcèlement, options, réglementation, subventions.

 

Prologue : me voilà dans un petit aéroport de la campagne anglaise, m’apprêtant à fendre l’air des cieux dans un avion de l’irlandaise compagnie Ryanair, la bien nommée jaune et bleue. Nous sommes en septembre 2011 et il fait beau. L’avion m’emmène en Bretagne. Le trajet doit durer environ une heure, une broutille.

 

1/ Des options tu (dé)cocheras

Avant de m’embarquer pour cet avion, j’ai dû sacrifier au rituel de l’achat de billet sur le site Internet de la compagnie. Le billet, au moment où je l’achète est à £20.

  • Enregistrement en ligne : £6
  • Frais d’administration : £14
  • Prélèvement UE 261 : £2
  • Prélèvement ETS : £0,25

Pour une explication liée à ces frais, veuillez vous référer à ces liens : link, link

Mon billet est alors à £42,25. Ce qui est encore très raisonnable.

Apparaît une petite pub pour réserver un hôtel, histoire de se mettre en jambes.

 

C’est alors que la machine se met en marche.

  • Embarquement prioritaire : £5. Vous êtes dans une compagnie low-cost mais tenir votre rang social est important pour vous, il est donc nécessaire de payer £5 pour parader devant les autres au moment de l’embarquement. Espèce de parvenu ! Pour rappel, les places ne sont pas réservées dans l’avion. Il est donc probable qu’un pauvre vienne se mettre à côté de vous lors du vol.

1 bagage de 15kg : £25

1 bagage de 20kg : £35

  • Couverture en cas de traitement médical : £13,42. Ca, c’est pour une éventuelle intoxication avec les sandwiches vendus à bord.
  • Assurance Voyage + : £2,43
  • Recevoir un SMS pour avoir mon numéro de réservation : £1,5. (Vous le recevez aussi gratuitement par email. Donc inutile).
  • Valise Samsonite : £69. C’est au cas où vous voyageriez avec un sac Auchan en guise de  valise et qu’il ne respecterait pas les dimensions réglementaires.
  • Location de voiture : £63 (oui parce qu’avec Ryanair, on arrive toujours en pleine cambrousse donc soit vous avez de bonnes jambes, soit il faut se démerder autrement).
  • Frais de paiement parce qu’on a pas de carte bleue prépayée Mastercard : £5.

TOTAL du billet si on prend tout (on ne prend la valise qu’une fois) : £222,6

On n’est plus à 10€ comme dans la pub’ là…

 

Certaines de ces options (valise, SMS) sont à cocher mais d’autres sont à décocher (voiture, assurance). C'est-à-dire que si vous ne faites pas attention, vous payez !

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 16:02

Si vous êtes déjà allés voir des concerts ailleurs que sur des grandes scènes, vous devez savoir que généralement, on s’emmerde un peu entre les groupes, le temps qu’ils changent les instruments. Les intermittents qui font le boulot font ce qu’ils peuvent mais enlever puis remettre un kit de batterie avec 150 cymbales, 12 tomes, une caisse claire etc. sous le regard d’un public encore abêti par la dernière salve musicale, ça ne doit pas être toujours drôle. Plus encore quand un ou deux mecs de devant, abêtis à la musique ET à la bière lancent des « ouéééé, à poil ! » pour vous encourager.

La solution ? Jouer léger. Entendez par là, avec peu de matériel, pas jouer de la musique légère. « Pneu » est de cette catégorie. Débusqués dans un petit festival à jouer entre les groupes justement, histoire que le public ne se disperse pas trop. Fort de sa légèreté : deux personnes, une guitare électrique dont l’ampli, posé sur une petite planche à roulettes, est branché un peu plus loin, un batteur officiant avec le minimum (grosse caisse, charleston, caisse claire, un tome et une cymbale pétée) et un chant en son direct (sans micro quoi), Pneu joue à peu près n’importe où et n’importe quand. Mais pas n’importe quoi.

Première prestation de la journée : juste devant les chiottes des hommes ! Ambiance garantie avec les gens qui écoutent à côté, les gens qui font pipi, ceux qui passent la tête par la porte pour voir ce qui se passe. Acoustique merdique comme vous vous en doutez mais là n’est pas l’important. Une observation s’impose : les abords de toilettes restent, à une époque ou on voit tout plein de violence, de femmes à poil partout et la guerre à la TV, un endroit qui suscite la gêne ou fait rire les gens, juste parce que ce sont les toilettes. Et ça vaut aussi pour des gens qui vont voir un festival de musique avec des rebelles à cheveux longs, guitares, bières et bracelets cloutés. Comme quoi…

Deuxième prestation dans le hall d’entrée de la salle. Troisième en plein milieu du public, à peine la prestation du groupe qui passe sur la scène achevée. Les gens ne comprennent pas trop ce qui se passe. Moment de flottement. Et puis ils viennent au près pour écouter. Pneu arrête juste avant que ceux de la scène ne recommencent, tout le monde est resté dans la salle, mauvais plan pour la buvette.

Une description de leur style musical ? J’ai trouvé çà et là les termes de math rock, hard-core, influences jazz, noise. Le mieux est encore de passer un extrait.

 

 



De leur côté, accrocher le public en jouant quatre fois 15 minutes dans la soirée n’est pas une mince affaire.  La proximité fait des miracles. Assister à un concert de ce groupe dans cette configuration, c’est vivre le set du musicien avec lui, l’entendre haleter sur les gros breaks de batterie, le voir serrer les dents quand le morceau dure un peu, l’entendre gueuler au public de se rapprocher plus, voir (et sentir) la transpiration au terme de compos jouées à fond la caisse.

Pneu, ça prouve que la musique peut être portative sans être en mp3. C’est le message que je me propose de transmettre aux générations futures, tel un Yann Arthus-Bertrand de la musique bruyante, oh oui.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 10:32

L’écriture de ce blog est conçue de telle manière qu’en lisant ses articles si documentés et si drôles à la fois, où le fond et la forme convergent vers une sorte de symbiose paroxysmique pas surfaite pour un sou, vous pouvez briller en société, livrant une analyse éloquente d’un ouvrage ici, détaillant là le rôle d’un compositeur dans un courant musical inconnu ou vulgarisant l’œuvre d’un sculpteur underground, faisant de vous une sorte de bête culturelle, aussi intarissable que cette phrase est chiante à lire. En fait je raconte un peu n’importe quoi, n’importe comment.

La preuve : nous sommes en 1994 dans un lieu classieux, à Chantilly, près du château, sur l’hippodrome plus précisément, pour un non moins classe concert, celui de la tournée de l’album « The Division Bell » de Pink Floyd. J’ai alors 10 ans, même pas « et demi » comme on aime à le préciser à cet âge. Mon frère en a 15, mon père … beaucoup plus. Voici un compte-rendu de ce concert, tel que je l’ai vécu du haut de mes 10 ans et tel que je m’en souviens 17 ans après. Amis de la rigueur et de l’exactitude dans le récit, vous repasserez plus tard.

Tout commence par une bonne marche à pied. Anéfé, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée de se rendre à ce concert. Plusieurs dizaines de milliers d’autres personnes l’ont eue aussi. Donc on marche, beaucoup pour mes petites cannes. Allier musique et rando, chouette. Nous arrivons à l’entrée où toute la foule converge et où un bonhomme tenant un gros panier devant lui, oublie de me distribuer ce qu’il distribue à tout le monde. Déception, je retourne en arrière et lui tend la main avec un sourire. Il me donne des « trucs ».

-Papa, c’est quoi ?

-Des préservatifs.

Merde.

Je ne sais plus où je les ai mis ensuite mais j’ai été de nouveau déçu un peu plus tard quand j’ai vu qu’on pouvait en faire des ballons et que je n’avais plus les miens. J’ai oublié de préciser que l’on a passé l’entrée sans encombres avec un tabouret en bois pesant bien 1kg, sur lequel j’allais pouvoir grimper pour y voir un peu mieux pendant le concert. Pas sûr que ça passerait aussi bien aujourd’hui. S’ensuivent 5h (!) d’attente aux côtés d’anglais qui fument des pétards pour faire passer le temps. Il ne pleut pas, c’est déjà ça. Je ne me souviens plus exactement, mais après avoir roulé en voiture, marché et attendu 5h, je devais être bien crevé ou bien excité avant que le concert ne débute. Je me souviens aussi de la foule entière qui acclamait le moindre mec se pointant sur scène pour brancher un truc ou je sais pas quoi avant que le concert ne prenne son envol. Sa minute warholienne.

Ah, et le concert? Je ne m’en souviens plus trop en fait. Non que ce ne fût pas bien, mais la mémoire d’un gamin est ainsi faite. Je me souviens avoir vu le plus beau feu d’artifice de ma vie, des lasers partout, le clip de High Hopes (avec les p’tits gars qui marchent dans les champs avec des draps de lit king-size dans le vent) passant sur les écrans géants et de plein de lumières en bas de la scène pendant le morceau « Money » que j’adorais. En gros j’en ai pris plein les yeux et les oreilles et me souviens être sorti de tout ça émerveillé.

 

La tournée de Division Bell aura été la dernière de Pink Floyd, qui ne reformera qu’au Live8 et, le temps de quelques chanson à Londres, pour la tournée de The Wall de Waters en 2011. Wright et Barrett étant décédés, Gilmour et Waters n’étant toujours pas en excellents termes, la seule occasion que vous aurez de voir « du » Pink Floyd, ce sera en ordre dispersé ou sur de vieux enregistrements malheureusement.

 

Voici deux vidéos de cette tournée :


 

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 15:17

Une fois n’est pas coutume, c’est à un jeu vidéo auquel je vais tenter de vous faire adhérer aujourd’hui. Ou plutôt un dinosaure du jeu vidéo, sorti en 1989 !
Chip’s Challenge, c’est 500Ko de technologie pure et dure. Oui, 500Ko, ou 0,5Mo, musique incluse, pour un jeu qui vous occupera facilement 1 ou 2 ans sur vos pauses café et repas.
L’histoire tient sur un timbre-poste et ne brille pas par son originalité : le dénommé Chip, gros nerd de son état, doit se balader dans le foyer de son lycée pour prouver qu’il est à la hauteur du Bit Buster Club et ainsi séduire Melinda, pour qui il a eu le coup de foudre. Il faut pour cela passer un paquet de niveaux à trouver des puces électroniques (elles aussi nommées « chips », on frôle la prise de tête direct). On passera sur le côté sexiste de l’histoire : passivité du rôle féminin, figure masculine courageuse…
Côté graphisme, on est bien dans les 80’s : gros pixels, lenteur, couleurs minimalistes, tout y est. La musique ? Deux morceaux tout pourris de 30 secondes qui repassent en boucle ! En somme une histoire à dormir devant son écran, une musique faisant passer André Rieu pour un génie et des graphismes ante-tétrissiens. Mais alors pourquoi donc nous pondre une chronique sur ce Chip’s Challenge alors que Citizen Kane et Victor Hugo n’y ont pas encore eu le droit sur ce blog ? Parce que !

chips_challenge.gif

Un nombre de niveaux impressionnant, parfois faciles ou carrément durs, sur lesquels on bloque, on essaye, on rate puis on réfléchit, on trouve, et là… quel plaisir ! Puis on se dit qu’on a moyen de grappiller quelques secondes avant le passage de l’abeille, qu’on peut optimiser la poussée des blocs pour éviter un aller-retour, qu’aller chercher la clé bleue n’était pas nécessaire. On se prend au jeu et on devient Chip’s addict, c’est aussi simple que ça. Labyrinthes, courses poursuites, puzzles ou tout à la fois, ce sont plus de 120 niveaux (je ne dévoile pas le nombre total au cas où certains voudraient s’y coller) qui vont nécessiter rapidité, dextérité, patience, réflexion et logique à leur résolution. Bon courage !
Pas encore gavé ? Allez, je remets une petite couche d’info sur Chips. Le titre était vendu 10,99£ en Angleterre et on a pu, à une époque, le trouver pour 5$ aux Etats-Unis en renvoyant en plus des bons récoltés sur des paquets de céréales.
Pour résumer, Chip’s Challenge, ce sont 0,5Mo de jeu vous tenant en haleine des centaines d’heures quand les studios Activision sont tout fiérots d’annoncer que la carrière solo du dernier Call of Duty met environ 6 heures à être terminée, et ce pour un volume de 24 Go ! On se dit que finalement ce bon vieux Chip et sa gonzesse sont sacrément plus balaises que les soldats de Call of Duty !
Pour ceux qui veulent tester l’aventure, je mets un lien vers le jeu en téléchargement ici (faut cliquer sur "link") :

link

Le jeu ne nécessite pas d’installation. Collez-le sur votre clé USB et hop, Chip sera avec vous en permanence.

b_ChipsChallenge_front.jpg

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 18:07

Je me targue de parler de culture ici et au final, vous vous coltinez des groupes de musique bruyants, des références ultra connues et des approximations à la pelle. Redressons la barre en ce jour de 2012 et devisons  « peinture » présentement. Plus précisément, d’un tableau de Turner, Le Dernier Voyage du Téméraire. Aux pinceaux, Joseph Mallord William Turner, peintre paysagiste anglais du XIXème siècle, à ne pas confondre avec William Turner, autre peintre paysagiste anglais du XIXème siècle ! En plus de donner du boulot aux critiques d’art de son époque, Joseph MW Turner en a donné également aux généalogistes puisque son père s’appelle William Turner (mais n’est pas peintre) et son oncle Joseph Mallord William Marshall.

Le gars est né en 1775 et mort en 1850. A l’âge où nos contemporains passent en 5ème, lui peint des toiles déjà ambitieuses, dont la qualité laisse pantois. Le dessin de l’Eglise Saint-John en est un bon exemple.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/93/St_John%27s_Church%2C_Margate.jpg

Les talents du jeune garçon sont détectés très tôt et en 1789, alors que Gavroche est en pleine bourre à Paris, notre Joseph peint des aquarelles d’Oxford comme autant de perles enfilées à son catalogue bien fourni. N’en v’la une belle :

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/96/A_View_of_the_Archbishop%27s_Palace%2C_Lambeth.jpg

Je trouve ce tableau intéressant car il est empreint d’un talent certain pour un garçon de cet âge mais encore un côté scolaire dans sa réalisation. 

La peinture romantique de Turner est souvent qualifiée de pré-impressionniste. Au long de sa vie, il n’a cessé d’innover dans sa manière de peindre, charactérisée par l’emploi d’un large palette de couleurs, appliquée par grandes couches de peinture. La Nature a été l’une de ses principales sources d’inspiration, notamment dans ses manifestations violentes : tempêtes en mer, pluie, mais aussi brouillard (c’est un anglais, rappelons-nous). En 1796, il expose une toile intitulée Fishermen at Sea au Royal Academy, scène de pêche au clair de Lune.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0d/Joseph_Mallord_William_Turner_-_Fishermen_at_Sea_-_Google_Art_Project.jpg

Le tableau est bien reçu et pose sa réputation dans le domaine des jeux de lumière. C’est cette « compétence » particulière qui marquera la peinture de la fin de sa vie, justifiant le terme de précurseur de l’impressionnisme. Ses tableaux d’ambiance brumeuse lorgnent vers le non figuratif, ce qui lui vaudra l’ire de certains critiques. En cela, « Rain, Steam and Speed », peint en 1844 est assez représentatif de cette période.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/3/35/Rain_Steam_and_Speed_the_Great_Western_Railway.jpg

Mais venons-en au tableau qui nous intéresse, « The Fighting Temeraire tugged to her last berth to be broken up » (Le bateau de guerre Téméraire remorqué vers son dernier mouillage pour être détruit) est une huile sur toile achevée en 1838. Elle mesure 91cm de hauteur pour 122 de largeur.

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/94/Turner%2C_J._M._W._-_The_Fighting_T%C3%A9m%C3%A9raire_tugged_to_her_last_Berth_to_be_broken.jpg

Dans ce tableau, Turner nous montre une transition entre deux époques, ce qui signifie le déclin de l’ancienne au profit d’une seconde. Le Téméraire a notamment manoeuvré en 1805 durant la bataille de Trafalgar. Plutôt que de montrer fidèlement la réalité, il la modifie pour accentuer la gloire passée du Téméraire. Au moment de son remorquage, celui-ci n’avait plus de mats. Turner en peint trois et n’oublie pas de représenter avec détail tout l’accastillage. Au lieu de peindre le bateau en jaune foncé et noir comme il était en réalité, il emploie du doré et des touches de blanc. Tractant le Téméraire, le bateau à aubes est petit, sombre, crache du feu et crée du tumulte dans l'eau qu'il fend de son étrave.

Ainsi, il montre clairement son attachement pour l'ancienne époque. La partie droite et la partie gauche du tableau se font face : le coucher de soleil est représenté de façon spectaculaire, presque théatrale, avec des couleurs vives et des rayons qui filent vers le bord supérieur du tableau.

 

Cette peinture représente selon moi le climax de la carrière de Turner, que ce soit en termes de reconnaissance de la part du public et des critiques ou en termes de maîtrise de son art. Les tableaux non-figuratifs qu'il a pu réaliser à la fin de sa vie avaient souvent pour point de départ les jeux de lumière. Certains sont visibles au Tate Modern de Londres, musée consacré à l'art contemporain. Si ces derniers tableaux ont incontestablement inspiré les impressionnistes, leur caractère plus novateur a pu rebuter des amateurs d'art conservateurs de l'époque.

http://static.guim.co.uk/sys-images/Arts/Arts_/Pictures/2009/8/27/1251361277676/JMW-Turners-Snow-Storm-an-001.jpg

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 15:35

Alors c’est l’histoire d’une cassette, normale, audio quoi. Une comme ça en gros :

cassette03

Donc non, on ne parlera pas de l’Avare de Molière où il est aussi question de cassette (Acte V, scène III pour ceux que ça intéresse). On ne causera pas VHS non plus, désolé, c’était pourtant un bon sujet de blog en 1987. Non, on parlera d’une cassette audio, trouvée un beau jour au fond d’un tiroir de ma chambre, dans un tas d’autres cassettes avec rien écrit dessus. Donc passage en revue de toutes ces K7 mystérieuses dans l’antique lecteur qui va bien, avec généralement des bouts d’émission ou de musique effacés 15 fois dessus… J’en pris alors une avec sur la face B un groupe inconnu, style quasi-inconnu aussi. Mais avec un goût de reviens-y.

Sans savoir ce que c’était, je me mis à écouter cette cassette assez souvent le week-end chez ma mère quand, revenant de ma chambre d’étudiant, je me réfugiai dans la musique de cette maison familiale où je ne me sentais plus tout à fait chez moi. Vous savez, c’est ce moment où on emmène son lecteur CD dans sa piaule de jeune presque indépendant, laissant la chambre d’enfant pleine de souvenir mais uniquement pourvue d’un lecteur K7 cahoteux pour occuper ses week-ends de novembre. Je finis par connaître par cœur l’album, sans en connaître les auteurs, drôle d’impression. Tout en écoutant la mélopée, je me souvins de mon frère me disant : « Untel à l’internat, il écoutait des trucs de bourrins genre Sepultura ou Metallica ». Le brave gars ! C’est sans doute lui qui, dans la confusion d’une chambre d’internat occupée par deux adolescents bordéliques, avait laissé traîner sa cassette, alors embarquée par le frangin (et par mégarde aussi certainement). Je dois me rendre à l’évidence, les années ont passé, impossible de retrouver le mec. Fichtre.

Je fis alors ma part de ma découverte et d’une description sommaire du contenu de ma trouvaille à un collègue mélomane. Il me tint à peu près ce langage : « T’as qu’à écouter les paroles et les taper dans Google pour trouver ce que c’est ».

Oui mais moi j’avais pris allemand en 6ème et autant il y a moyen de faire ça avec Vincent Delerm, qu’avec un groupe de plus ou moins hard-rock anglophone, c’était moins facile.

Je finis par lui amener directement ma fameuse K7. Je reçus un texto le soir même que je retransmets ici intégralement : « Suicidal Tendencies mon pote. Album : How will I laugh tomorrow. Le seul que j’aime et que j’ai pas mal écouté. Enfin j’ai écouté que la première chanson de la K7. Ah ah petit scarabée ! ST ST ST ST ST !!! ».

Joie.

Ah, j’avais déjà entendu causer plein de fois de ce groupe, sans jamais m’y pencher plus avant. Au passage, bravo à ce collègue à l’ouïe fine pour avoir trouvé. Sans lui j’en serais encore à télécharger plein de groupes de metal ou de hard-rock des années 80 pour trouver ce qui pouvait bien se trouver sur cette cassette mystérieuse, m’exposant ainsi à la censure Hadopi, qui comme chacun sait, vous expose à … ah euh non, à rien en fait. Enfin télécharger saymal comme on dit.

Allez, une petite vidéo de « Pledge Your Allegiance » et vous saurez ce qui m’a tenu en haleine si longtemps.

 


 
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 11:08

Astérix, ça plaît à tous les âges, de 7 à 77 ans selon la formule consacrée.  Personnellement, j’ai dû m’y pencher avant, en regardant les dessins et j’espère encore pouvoir les lire après 77 ans, mais peu importe. Collons nous aujourd’hui à ce monument de la BD à travers l’album « Obélix et compagnie », paru en 1976. Si vous l’avez lu pour la dernière fois à l’âge de 12 ans, une partie de son propos a dû vous échapper. Si vous ne l’avez jamais lu, vous avez raté votre vie, sans aucun doute. Voici donc une explication de texte, ou plutôt de bulles, parce que cet album renferme dans son scénario une critique assez juste et toujours d’actualité du capitalisme et de ses corollaires (crise de surproduction, spécialisation des tâches, création du besoin etc.). Et comme cet album est moins connu qu’Astérix chez les Bretons, Goths, Belges ou autre peuplade sauvage, et n’a jamais été adapté en film ou en dessin animé, cela suffit à mon bonheur de vous en causer. Rendons à César ce qui est à César, c’est un petit encart dans un numéro hors-série de Beaux-Arts de 2009 consacré au petit Gaulois colérique qui m’a mis sur la piste et donné envie de relire cet album.

César justement, suite à un énième affront des Gaulois, décide de convoquer son conseil pour régler une fois pour toute le problème. A César qui demande des conseils pour endiguer le problème, son conseil de lui répondre :

cesar2

Un jeune néarque (de la NEA, Nouvelle Ecole d’Affranchis) du nom de Caïus Saugrenus, représenté sous les traits de J. Chirac (jeune), en fait son affaire et part pour le village d’irréductibles, fort de crédits illimités alloués par César. C’est alors qu’il rencontre Obélix en forêt et décide de lui acheter son menhir. En lui promettant de lui en acheter d’autres, il veut faire naître dans le village une activité de fabrication menhir. Ainsi, les Gaulois seront davantage occupés à rechercher la richesse et le pouvoir qu’à résister aux romains et conserver leur indépendance vis-à-vis de l’envahisseur. Mais mais mais ! Alors, une caricature de Chirac, en -52 av JC, par une vile pensée, cherche à libérer du temps de cerveau disponible chez nos irréductibles Gaulois en les appâtant avec de l’argent pour mieux les fourrer ensuite à coups de pilum ?! Mais c(e n)’est (pas) un anachronisme !

*** Interlude***

Interview (presque) imaginaire de Patrick Le Lay (originaire de pas loin à côté du village Gaulois d’ailleurs), ancien PDG de TF1 :

RVLC : M. Le Lay, que faisiez-vous quand vous avez décidé d’inonder la télévision française d’émissions de merde et de publicités vendues à des multinationales du soda ?

P. Le Lay : Je lisais l’excellent Obélix et Compagnie pourquoi ?

RVLC (à part) : La ruse était finaude !

*** / Interlude***

Revenons à nos menhirs. Dépourvu de profondeur d’esprit, Obélix accepte et tombe dans le panneau.

cesar3

S’ensuit un joyeux bordel comme on en a l’habitude dans le petit village gaulois, chacun essayant de produire plus de menhirs que son voisin. Dès lors, tout y passe, le capitalisme prend cher, on jubile. Le scénario diabolique de Goscinny marche à merveille, servi par la grande classe du dessin d’Uderzo, et on tourne les pages comme autant de beignes prises par les Romains. Le récit est plein de clichés, comme d’habitude, pourront se consoler les capitalistes que cet album d’Astérix ne fait pas rire. C’est vrai quoi, les capitalistes ont toujours le mauvais rôle ! L’épisode, vous n’en doutez pas, terminera autour d’un banquet à la belle étoile.

Par Toutatis, bonne (re)lecture!

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 13:27

Dansons, chantons, sautons, mais dans le contretemps,

Un p’tit post sur le ska, qui sent l’Extrême-Orient.

Si votre cultur’ ska s’arrête à la Ruda,

Se limite à Madness, lisez, ça vous instruira et vous rendra votre jeunesse.

 

Bon j’arrête les rimes et les alexandrins foireux, ça m’fait plus marrer. Alors oui, vous pourriez arguer, scandale ! que ces fameux groupes de ska japonais fissent l’objet d’une chronique groupée, un peu comme si j’avais dit littérature-française-tout-ensemble... Ce à quoi je rétorquerai que trouver de l’info intelligible sur des groupes japonais relève de la gageure, surtout quand on a pris allemand LV1 comme moi.
Pour les non connoisseurs, qu’est-ce que le ska ? Le ska est une musique marquée par le contretemps de la guitare, des claviers ou encore du charleston de la batterie ; vous savez, ce sont les deux petites cymbales qui se font face et qui se collent l’une à l’autre quand on appuie sur la pédale en faisant « pchiii ». Le contretemps donne cette impression de sautillement, qui caractérise bien la musique et l’attitude de ceux qui l’écoutent. Si vous voyez ce qu’est le reggae, accélérez pas mal le rythme en filant un excitant au placide compositeur et vous aurez du ska. Je résume hein !

Le ska a été associé à pas mal d’autres styles musicaux dont le reggae justement (les immortels Skatalites, le mortel Bob Marley), le punk (les rigolos Voodoo Glow Skulls et les inattendus Cut my skin), le hard-core (les excités Leftover Crack et Body-bag), la pop (les esthétiques No Doubt), le rock (les ibères Ska-P) ou tout à la fois (les touche-à-tout Sublime). Les limites entre les styles musicaux étant très floues, on pourra toujours contester l’affectation des groupes mais pas l’inclination mélangiste (ah zut, ce mot a une autre connotation moins musicale, tant pis) du ska.

Le ska japonais correspond dans son ensemble à ce qu’on appelle la troisième vague du ska. Watzdat la 3ème vague ? Le ska a connu trois vagues durant son histoire. Une première dans les années 1950-1960, principalement en Jamaïque, puis une seconde intitulée « 2-Tone » en Angleterre dans les années 1980, qui a elle-même favorisé l’émergence d’une troisième dans les années 1990 aux Etats-Unis. A l’instar de la nouvelle vague en ciné, de la « new-wave » pop ou de la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal), cette 3ème vague est une évolution d’un style préexistant, remis au goût du jour et à la sauce que l’on préfère. Dans le ska japonais, cela consiste à reprendre les codes musicaux et vestimentaires du ska, cuivres et damiers notamment, et à y ajouter un soupçon de guitares saturées, de chant pas toujours clair ou de refrains popisants. Ci-dessous les Specials, fers de lance du label 2-Tone.

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Ces groupes se rapprochent généralement pas mal du rock ou du punk, rythmes endiablés à l'appui et pas mal de cuivres (trop parfois ?). Et puisqu’ils chantent régulièrement en japonais, on y comprend, globalement, rien (ça marche aussi avec le chant en basque dont on reparlera peut-être un jour). Amis du chant yaourt, c’est cadeau. Autre fait notable : quelques-uns se sont fourvoyés dans des mauvaises « opening d’anim », ou génériques de dessins animés japonais, mais il serait dommage de les réduire à cela. Il existe plein de bons groupes de ska japonais. Le plus connu d’entre eux est certainement Tokyo Ska Paradise Orchestra qui est l’un des seuls groupes à avoir traversé les eaux entourant le Japon pour se rendre en Europe ou aux Etats-Unis. Dans un registre plus punk, Gelugugu a ma préférence, bien dans le genre "speed" : 

  Dans un style (un peu) plus calme, Long Shot Party fait également de bonnes choses :  
  Tous ne font pas que du ska et lorgnent du côté du rock et de la pop, tels Beat Crusaders ou Kemuri.

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Dans cette série en cours de nombreux groupes, l'avenir se trouvera sans doute du côté du groupe 100% féminin de Ore Ska Band. 

Il y a encore beaucoup à dire sur cette scène pléthorique, très active et dynamique, notamment sur Ska Ska Club, Mongol 800 ou Camel mais j'arrête, pour ne pas vous refiler une bougeotte incontrôlable, incompatible avec une vie sociale normale.

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 13:52

Récit de voyage, partons à l’aventure ! Qui dit aventure dit anglais à moustache et chapeau blanc juché sur un éléphant, façon retour de brousse, grandes bottes, et une tripotée d’indigènes pour le dégager le chemin à la machette. En fait pas vraiment, vous allez voir que l’aventure est à la portée du premier imbécile venu. Aujourd’hui, je vais critiquer le modèle de ville polycentrique à partir d’un exemple pratique ; car l’aventure dont il est question n’aurait jamais pu se dérouler dans une ville organisée selon un modèle centralisé, ça c’est sûr. Elle n’aurait jamais pu se dérouler non plus si le principal protagoniste n’avait pas été feignant un jour d’hiver et s’il n’était pas tant étourdi.

Me voilà donc - oui parce que le protagoniste imbécile, feignant et étourdi, c’est moi bien entendu -, sortant d’un bon vieil hypermarché de la banlieue rennaise. Pour ceux qui ne connaissent pas Rennes, la « banlieue » a la particularité d’être séparée de la ville centre par quelques kilomètres de campagne. Si vous voulez briller en société, vous direz que l’agglomération de Rennes est organisée selon un modèle polycentrique. On a donc une ville centre, Rennes, et plusieurs villes de taille inférieure jouant un rôle de contrepoids sur le territoire. Cela est censé conférer à cette agglo rennaise un caractère plus équilibré que si toute les villes périphériques étaient accolées à Rennes, comme c’est le cas dans la majeure partie des grandes agglomérations françaises. La ville-centre a alors tendance à concentrer toutes les activités, les emplois et services, laissant les autres un peu exsangues.

Sans titre

Le modèle polycentrique, que vous connaissez maintenant sur le bout des doigts, suppose de bien gérer les échanges entre le centre et la périphérie, notamment les flux de personnes, sous peine d’asphyxier les villes situées dans la campagne, rendant caduque la recherche d’équilibre. L’agglomération rennaise est donc pourvue d’un réseau de bus assurant les relations entre les communes de l’agglomération. Par ailleurs, le Président de cette agglomération est depuis les origines, le maire de Rennes. En termes de partage des pouvoirs au sein de l’agglomération, on a déjà vu mieux. Première estocade portée à l’équilibre recherché.

C’est là que recommence notre récit. Je me trouve dans un supermarché d’une ville de périphérie. J’habite à environ 500m de là, il fait froid, j’ai plein de bazar dans les mains et pas de sac. Un bus fait une boucle devant le supermarché et repasse juste devant chez moi. Solution : faire le feignant, prendre le bus pour une durée d’un arrêt et m’arrêter juste devant chez moi. Sauf que la boucle est la même pour les bus qui repartent vers Rennes. Ca, je ne m’en aperçois qu’une fois parti sur la voie rapide séparant la petite ville de banlieue de Rennes. Et comme j’ai dit précédemment, sur les 7km entre les deux villes, il y a de la campagne, une 2x2 voies, pas moyen de s’arrêter. C’est parti.

Une fois débarqué au premier arrêt (à Rennes), assez perdu de temps, je reprends le premier bus qui passe. Ce n’est qu’une fois installé dedans et bien lancé sur la voie rapide retournant chez moi que je m’aperçois qu’il ne va pas dans ma ville mais dans celle d’après. Bien… Stop au 1er arrêt de la ville en question, attente pour le prochain bus. Il fait 0°, j’ai toujours mes pizzas, oignons et briques de lait à la main. 20 minutes d’attente. Le bus arrive. Le chauffeur qui m’avait laissé là à l’aller me regarde bizarre. Fin de l’histoire ? Non ! Le bus retourne sur Rennes, ville centre du modèle polycentrique et non dans ma ville. Car ce modèle polycentrique est en fait pas mal centralisé ; tous les chemin mènent à Rennes et très peu vont de périphérie à périphérie. Arrivé à Rennes, j’attends, je reprends le BON bus, arrive chez moi avec pizza, oignons et tutti quanti, 1h30 de périple pour 500m de trajet. Magnifique.

La morale de cette histoire ? Honteux et confus, il jura, un peu plus tard, qu’on ne l’y reprendrait plus.

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